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"École du futur" : pédagogies différenciées, travail collaboratif, évaluations alternatives au cœur du projet FuturEduc

Echo d'un projet conduit par Éducation & Territoires et la FING. Dépêche reproduite avec l'aimable autorisation de l'AEF.

Futur EducIntroduire une compétence "collaboration" dans les enseignements scolaires, sensibiliser aux données numériques, apprendre une matière à distance, accueillir des créateurs-éditeurs de ressources éducatives numériques dans les établissements ou encore enseigner de manière "différenciée" : ce sont quelques-unes des propositions issues du projet "FuturEduc", qui fait l’objet d’un rapport publié en février 2017.

Issue d’un travail collectif animé par la Fing et le cabinet Éducation & Territoires, cette initiative a mobilisé différents groupes d’acteurs de l’éducation (directeurs d’établissement, professeurs, ingénieurs pédagogiques, chercheurs) en France, au Canada et en Suisse. Le principe a été d’identifier des "visions partagées et originales du futur de l’école" susceptibles de faire l’objet d’actions concrètes sans "modifier le système scolaire dans son ensemble".

Pour "faire émerger des visions partagées et originales du futur de l’école pour tous", le think-tank la Fing et Éducation & Territoires présentent dans un bilan du projet FuturEduc publié en février 2017 une dizaine de propositions concrètes définies à partir d’une méthodologie participative. Les travaux ont été menés de septembre 2015 à octobre 2016, associant des partenaires en France, au Canada et en Suisse (1). Le document rendu public liste ainsi une série de mesures conçues comme "des propositions de projets à mettre en place immédiatement sans avoir à modifier le système scolaire dans son ensemble".

Ces "actions prioritaires" sont décrites par objectif, avec à chaque fois un point sur la compétence visée pour les élèves, comment peut-elle s’acquérir, comment démarrer le projet et des conseils sur les conditions de succès et risques à éviter. La première de la série concerne la compétence "collaboration", suivant le principe que "l’émancipation que vise l’école devrait inclure l’apprentissage du travail en équipe". La proposition de FuturEduc est de consacrer une demi-journée chaque semaine à du travail collaboratif entre élèves de même année au sein d’un réseau d’établissements. Les évaluations pourraient se faire en partie sur une plateforme numérique.

Pédagogies actives et vie de l’établissement

Pour encourager les pédagogies dites actives, les participants à FuturEduc se sont accordés sur l’importance de "projets pour de vrai" à réaliser par collégiens à raison d’une demi-journée par semaine pendant un semestre. Ces projets auraient comme caractéristique première leur "utilité" au niveau de la classe, de l’établissement ou plus largement d’un point de vue social (à l’échelle d’un territoire, d’un collectif, etc.). Ils pourraient donc associer des acteurs extérieurs comme des collectivités, des associations, des entreprises, des parents, etc.

La question des données numérique fait l’objet de deux propositions d’action : pour "préparer les jeunes générations à agir en citoyens" dans un monde marqué par leur omniprésence, et pour davantage contribuer à la vie de l’établissement. Il s’agit ainsi d’une part de former les élèves à une compétence sur les "data" en faisant appel à leur esprit critique et en s’appuyant sur les disciplines scolaires, et à travailler l’usage des données produites par leur établissement. Autre action présentée : accueillir dans le cadre scolaire des concepteurs de ressources éducatives à la manière d’une "résidence de créateurs". Une telle approche permettrait "d’explorer une piste nouvelle d’élaboration des ressources pédagogiques entre éditeurs, professeurs avec leurs classes et élèves".

Différenciation pédagogique, nouvelles modalités d’évaluation

Les réflexions autour de la notion de "distance" attachée au numérique ont conduit à plusieurs propositions d’actions. Alors que "se former tout au long de sa vie devient une nécessité" et que l’enseignement à distance se banalise, les élèves pourraient s’y préparer en apprenant une matière selon cette modalité pédagogique. Une autre action est "l’école à distance de proximité" pour "démultiplier les lieux de travail (tiers lieux, espaces de coworking…)" et rendre l’élève "mobile dans son environnement d’apprentissage". Cela se traduirait par une alternance d’apprentissage à distance et en présentiel, dans une diversité de lieux.

La "différenciation pédagogique" pourrait être promue en s’appuyant sur le numérique, plaident les partenaires de FuturEduc. L’enseignement de disciplines pourrait ainsi se faire à l’échelle de la classe à partir notamment d’une "cartographie des savoirs", et selon les "préférences [de chacun] vis-à-vis des manières d’apprendre". Dernière mesure avancée pour le "futur de l’école", instaurer un principe de "double certification" combinant "évaluation formelle et officielle des connaissances" avec "la reconnaissance d’autres manières d’apprendre". Il pourrait par exemple s’agit d’introduire dans l’évaluation les "badges" qui attestent "l’acquisition de compétences formelles et informelles", voire "des modalités informelles de recommandation et de réputation".

(1) Les groupes de travail comprenaient en particulier des représentants des collèges Louise Michel (Clichy-sous-Bois) et Guy Moquet (Villejuif) pour la France, du gymnase intercantonal de la Broye (Fribourg et Vaud), du centre Fri-TIC du canton de Fribourg et de l’office du livre de Fribourg pour la Suisse, ainsi que de l’établissement scolaire de l’académie de Saint-Louis, du centre d'@pprentissage du Haut-Madawaska pour le Canada.